Connaissez-vous les Swedish caches ?

by Fabien
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Aller chercher des géocaches dans les arbres sans y grimper, c’est le concept de ces caches, de plus en plus populaires, dites ‘Swedish caches’. Armé d’une canne à pêche ou de son équivalent, il vous faudra faire preuve de doigté pour pouvoir les loguer. Je vais vous faire ici un petit point sur ces caches, vous montrer ce que j’utilise pour aller les ‘pêcher’ et vous expliquer ce qu’il ne faut pas faire quand on veut faire une version ‘fait- maison’ de sa ‘canne à caches’.

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À la pêche aux caches,caches,caches, je ne veux plus y aller Maman !

Swedish, Biltema, Angel : Kesako ?

Cela fait quelques années qu’elles existent, mais la tendance commence à gagner la France de façon plus intense. Il est donc temps de parler un peu de ces caches ‘perchées’. Vous les trouverez sous le nom de ‘Swedish caches’, ‘Fishing caches’, ‘Biltema caches’, ou encore ‘Angel-caches’ (oui, j’habite près de l’Allemagne :p), mais je n’ai pas vu pour l’instant passé de noms français. Il faut dire que si elles sont très populaires dans certains pays comme en Allemagne, elles s’implantent doucement en France.

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La phase de repérage. La voyez-vous ?

Le concept est le suivant : muni d’une canne à pêche ou d’un autre système de perche, vous devez aller décrocher une cache qui se trouve, en général, sur une branche. Celle-ci peut-être plus ou moins haute, mais se trouve souvent à une hauteur inférieure à 8m, ce qui correspond aux cannes à pêche de prix ‘raisonnable’. Bien sûr, nous verrons que certains poseurs pimentent quelque peu la récupération ! Une fois la boite décrochée, il vous faudra la remettre à la même place et c’est là que souvent les choses se corsent.

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Et une boite ! Une !

Évidemment, pour pouvoir aller décrocher votre droit au log il vous faudra vous munir d’une perche de taille suffisante. Ma première ‘swedich’, je l’ai décroché avec deux grandes branches accrochées ensemble avec du duct-tape. À l’époque je ne connaissais pas ce type de cache et on a fait avec les moyens du bord. Autant dire qu’on a bien rigolé, mais qu’on y a passé pas mal de temps, surtout pour remettre la boite en place. En pratique, cette technique ne marchera que pour des petites hauteurs, donc ne comptez pas trop dessus pour faire une boucle dédiée à ce type de cache.

 

Le matériel

Si vous voulez faire ce genre de géocaches, il va falloir investir ou concevoir un système de perche. Ce que je vois le plus souvent utilisé, c’est tout simplement une canne à pêche. Il vous faudra prendre une version la plus rigide possible, car pour attraper les caches, il faut que la canne plie le moins possible quand elle est largement déployée. Vous en trouverez des pas trop chères sur la plupart des sites chinois ou dans les grandes enseignes de sport. Pensez qu’il vous faudra retirer les derniers éléments de la canne, les plus flexibles, sinon la canne sera trop souple pour soutenir le poids de la cache.

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Une petite canne pour commencer

La seconde option est l’utilisation d’un perche en carbone destinée aux antennes. Là encore on peut en trouver des pas trop chères sur les sites chinois ou sur Amazon. C’est personnellement l’option que j’ai prise. L’avantage de ces perches est qu’elles sont relativement rigides vu que c’est leur fonction. Par contre elles sont plus larges et parfois plus lourdes que les cannes à pêche.

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Ma perche en carbone

Que vous preniez la première ou la seconde solution, l’option ‘télescopique’ sera un énorme plus, surtout pour faire des séries, et d’autant plus si les caches sont relativement éloignées les unes des autres. Je vous assure que cet investissement de quelques euros supplémentaires vous rendra la balade plus agréable et que vous gagnerez pas mal de temps.

Outre l’aspect confortable, les systèmes télescopiques vous permettront de remonter la cache en déployant la perche et non en la passant de l’horizontal à la verticale. Cela veut dire moins de risque de chute de la cache, moins de flexion de la perche et moins d’oscillations de l’extrémité de la canne. Donc, de préférence, évitez les systèmes qui se vissent.

L’inconvénient, toutefois, c’est que le système est plus fragile : vous avez plus de risques de coincer ou de casser un élément. Les poussières et autres petits débris sont les ennemis de ces systèmes car ils viennent bloquer le coulissement des pièces entres elles. Il faut donc prendre particulièrement soin de ce genre de  »mécanisme’. De plus, s’il est mal déployé, il peut ‘décider’ de se ‘ranger’ tout seul.

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Les différents segments de la perche

Si vous avez vraiment un gros budget, vous pourrez augmenter la longueur et passer la barre des 10 mètres voire acheter une perche munie d’un pas de vis pour pouvoir fixer des accessoires spécifiques au bout de la perche. Là, c’est la version grand luxe qui vous permettra d’ajouter toute une série d’accessoires à viser au bout de votre canne. Mais pour cette configuration, vous atteindrez facilement la centaine d’euros.

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Quelques accessoires vendus sur une boutique allemande

Car oui, votre canne ne suffira pas…. Il faudra y mettre au bout un élément pour pouvoir attraper la cache et la remettre en place. Globalement, j’ai principalement vu deux systèmes à l’oeuvre : des fourches et des crochets. Personnellement j’ai une grosse préférence pour les fourches, mais je pense qu’il faut tester les deux méthodes pour voir où va votre préférence. Un crochet peut se faire avec un tout bête cintre. Pour ce qui est de la fourche, notre team utilise depuis au moins une cinquantaine de caches un tout bête morceau de bois ramassé à  l’arrache. Et finalement, ça reste notre système préféré. J’y ai adjoint une fourche imprimée en 3D qui fonctionne également très bien.

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Basique, mais très efficace

L’avantage de la fourche sur le crochet est que la remise en place de la cache est plus simple. En effet, avec le crochet il arrive souvent que la cache se prenne dans l’anneau une fois celle-ci en place sur sa branche, ce qui rend plus compliquée l’étape de remise en place de la cache sur sa branche, ce qui est déjà l’étape la plus délicate. Le second risque est de coincer le crochet à la branche sur de la dépose ou pose de la cache. Le crochet a par contre l’avantage de limiter le risque de chute de la cache lors de sa remontée/descente de la branche.

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La version ‘modélisée’ de ma fourche avant impression 3D

Une bonne option consiste à colorer la partie terminale de sa canne. Il est parfois compliqué, surtout à contre-jour, de voir où se trouve exactement le bout de sa perche une couleur (avec un peu de peinture ou de l’adhésif coloré par exemple) vous simplifiera grandement la tache.

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Une version plus visible

Avec un peu de travail manuel, il est possible de cumuler les avantages des deux systèmes. Pensez que votre appendice, si je puis dire, devra maintenir la cache quand la perche sera quasiment à l’horizontale et devra pouvoir facilement attraper la cache, mais aussi la relâcher à la verticale. La fixation sur la canne peut se faire avec un tout bête Duct-Tape, ce rouleau d’adhésif, qui résiste à tout, maintiendra parfaitement votre système.

Certaines caches spécifiques vous demanderont parfois de monter des systèmes différents au bout de votre perche. Par exemple, certaines cannes vous demanderont un aimant puissant au bout de la canne, d’autre une ficelle avec un aimant ou un un crochet au bout. Dans tous les cas, sauf si vous partez sur des swedish caches toutes simples, prenez de quoi bricoler avec vous et quelques accessoires supplémentaires.

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Ici, l’owner indique ce qui sera nécessaire

 

Les systèmes d’accroches des caches

Je vous parle depuis un bout de temps de comment récupérer les caches, mais je n’ai toujours pas parlé des systèmes de fixation. Globalement on trouve deux systèmes :

Le système de balancier : la boite est accrochée via un arceau en ‘U’ à un contre poids. Celui-ci peut être dans le thème de la série, telle que des canards en plastique ou des poissons pour certaines de celles que j’ai faites. Le tout sera en équilibre relativement stable sur une branche. Équilibre d’autant plus stable que l’arc de cercle sera prononcé. Le contrepoids peut être à peu près tout et n’importe quoi, j’ai même vu des morceaux de bois, et ça fonctionne très bien. Il faut simplement que les deux masses ne soient pas trop différentes.

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La version ‘balancier’

Un système de cerceau : celui-ci sera passé dans une branche assez courte et sans trop de ramifications.

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La version ‘cerceau’

Chaque système à son avantage. Avec le balancier, vous pouvez de mettre votre cache sur n’importe quelle branche, elle tiendra en équilibre dessus. Le cerceau permet une accroche plus stable, mais nécessitera de trouver des branches sans ramifications. Le fait que la branche soit longue ajoutera de la difficulté, ce qui peut être volontaire.

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La version ‘maintenance sauvage’

La boite en elle-même doit être solide ! Ne vous faites pas d’illusion, votre boite va souvent faire le grand saut. En peut-être même plusieurs fois par géocacheurs. Donc plus que la beauté de votre boite, privilégiez la solidité. Un petling sera, par exemple, une solution simple, efficace et durable. J’ai vu des owners faire de très belles boites faites main, mais complètement détruites après quelques mois et certainement de nombreuses chutes.

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La version ‘mauvaise idée’ en plastique fin : peu ont survécu aux chutes

Vous trouverez également des caches aimantées à un support métallique. J’en avais faite une accrochée à un pont, mais il en existe aussi accroché à du mobilier urbain, tel que des lampadaires, par exemple.

 

La cotation :

J’ai un peu tout vu comme cotation pour ce genre de cache. Mon opinion (et cela n’engage que moi) est que, c’est ici le curseur de la difficulté qu’il faudra modifier et non pas celui du terrain, contrairement à ce que l’on peut parfois voir. Un terrain élevé correspond à une difficulté physique pour l’accès à la cache. Ici ce n’est pas le cas. Finalement ce n’est jamais que la même chose qu’un casse-tête, du lock-picking (on en reparlera bientôt ;)) ou autre. Donc, à mon sens, c’est le critère « D » qu’il faut élever. Reste de savoir à quel point. Très souvent j’ai vu des difficultés mises à 5 ou 4.5. Je pense que les owners considèrent que, comme il faut du matériel, ils notent la cache comme il le ferait d’une T5. Et certes, les swedish caches peuvent être compliquée a récupérer, mais je ne suis pas sûr qu’une cotation aussi élevée soit systématiquement justifiée. Toutefois, chaque owner a sa propre estimation. Je pense, et je le vois déjà un peu, que la nouveauté dans la technique d’accès fait poser des swedish ‘simples’ en cotation D5, mais, qu’avec le temps et l’augmentation de la difficulté des autres ‘swedish’, les cotations vont globalement descendre pour les caches les moins complexes …

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Franchement, vous pensez que ça vaut une D4.5 ?

 

Spoiler ou pas spoiler : le problème de la migration des caches

Spoiler ou pas spoiler pour votre cache D5 ? Si vous ne mettez pas de spoiler, les géocacheurs vont devoir lever la tête et chercher la géocache dans les différents arbres et branches, et clairement ça fait partie du plaisir (attention tout de même pour des caches posées en hiver et recouvertes de feuilles en été). Par contre clairement, dans ce cas attendez-vous à retrouver votre cache partout sauf là où vous l’avez mise. La raison est simple : tout d’abord il est relativement compliqué de mémoriser sur quelle branche on a pris une cache si on ne fait pas spécifiquement l’effort de la repérer. J’en ai fait plusieurs fois l’expérience. Replacer la cache exactement au même endroit peut être une vraie partie de Memory : trois géocacheurs = trois avis différents.

De plus, si descendre une cache est plutôt aisée, la remonter peut être infiniment plus compliqué et long. Donc, attendez-vous à ce que certains géocacheurs en quête de ‘performance’ ou tout simplement n’arrivant pas à la remettre au bon endroit la laisse  là où ils le peuvent. Or, s’il n’y a pas de spoiler, les suivants ne pourront pas remettre la boite au bon endroit. Vous aurez donc une cache qui va régulièrement migrer. Soyez-y préparé !

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Quelques spoilers sur une longue série

 

Quelles icônes ‘attribut’ pour les swedish caches ?

Il n’existe pas d’icônes spécifiques pour ces caches, mais en règle générale on en voit deux.

  • La première est ‘outils nécessaires’. De plus, l’owner sympa indiquera qu’il faut un système télescopique, ainsi que la hauteur des caches les plus hautes. L’owner très sympa indiquera même s’il faut des accessoires supplémentaires tel que : aimant, ficelle, crochet, plusieurs perches, etc.
  • La seconde est l’icône ‘pas de grimpe d’arbres nécessaire’. Cela permettra au géocacheur arrivant au pied de l’arbre de ne pas chercher comment y grimper, surtout si cela est dangereux. De plus, il saura que la cache n’est pas accrochée, mais simplement posée.
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Les attributs que l’on peut rencontrer

Si vous faites des recherches avec ces deux éléments, vous avez des chances de trouver des pistes pour vos futures ‘fishing’ géobalades. Si besoin, voici un petit rappel sur les filtres.

 

Comment augmenter la difficulté ?

Évidemment la première façon d’augmenter la difficulté est d’augmenter la hauteur. Plus c’est haut, plus c’est dur… Pensez que la plupart des géocacheurs auront des perches qui feront environ 7 à 8 mètres. Comme je l’ai dit un peu plus haut, le prix augmente rapidement pour chaque mètre supplémentaire à partir de cette hauteur. Si vous mettez votre cache plus haut, la difficulté devra être réévaluée, et vous mettrez une barrière pour pas mal de géocacheurs.

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Finalement, j’utilise le plan ‘B’ :p

La deuxième façon repose sur le camouflage. Si votre cache est jaune fluo ou si elle est brune et verte, la difficulté ne sera pas forcement la même. Gardez simplement en tête que trouver une cache très bien camouflée dans un arbre à 10 mètres de haut, ça relève du challenge. En l’air la cache est généralement à contre-jour, ce qui peut rendre sa découverte parfois épineuse.

La troisième méthode que j’ai vue est clairement ma préférée ! Celle qui fera travailler votre imagination et la dextérité et l’ingéniosité des géocacheurs : il s’agit d’ajouter des astuces pour accéder à la boite. J’ai eu la chance de faire une très belle série de caches où  les caches de la dernière boucle sont toutes des caches dont la boite ne sera pas très haute, mais pas accessible facilement. Une boite avec un couvercle sur le dessus, une boite dont la cache est aimantée et accessible uniquement par le dessous, une boite à l’horizontale…. Ici le côté ludique et le challenge grimpent d’un coup sans demander forcement beaucoup plus de travail pour l’owner si ce n’est … aller accrocher le système en hauteur. Seule votre imagination sera la limite ! L’avantage c’est que vous ne privez pas les joueurs les moins bien équipés de la découverte.

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Une cache complexe qui nécessite deux cannes à pêche

 

Conclusion

Même si je ne passerai pas toutes mes sorties géocaching à aller ‘pêcher’ des swedish caches, j’avoue que j’aime bien aller taquiner de temps en temps les caches dans les arbres, parfois sous le regard étonné des moldus. En petit groupe, c’est souvent l’occasion de franches rigolades et en plus, c’est bon pour ma matrice !

Si vous avez des corrections ou des compléments d’information, n’hésitez ! Je n’ai pas la science infuse et je ne demande qu’a progresser !

 

Bonus : ce qu’il ne faut pas faire si vous voulez construire votre propre perche !

Note : J’ai perdu une bonne partie de mes photos et ma canne étant en cours de recyclage en diverses caches, je n’ai pas pu illustrer cette partie comme je l’aurai aimé. Désolé pour le manque d’illustrations claires.

Envie de fabriquer vous-même votre propre perche ? J’aurais aimé vous donner une méthode efficace. Mais finalement, laissez-moi vous montrer ce qu’il ne faut par faire ! :p

 

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Ça fonctionne, mais je ne peux pas vous le conseiller…

L’an dernier j’ai eu envie de me fabriquer ma propre perche pour aller ‘biltemer’ de mes propres ailes. Mon but était de faire une perche pas chère, transportable, facile à monter et peu flexible. Je suis donc allé roder dans mon magasin de bricolage préféré pour y voir ce que je pouvais y trouver. Mon choix s’est porté sur des tubes en PVC relativement rigides et de petit diamètre destinés à y mettre des câbles électriques.

Afin de gagner encore en rigidité et pour pouvoir les assembler facilement j’ai pris deux diamètres. Le plus large contenant le plus fin et laissant celui-ci dépasser de la moitié. Le but étant que chaque segment puisse s’emboîter sur le précédent.

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Tentative d’explication. Pas sûr que ce soit très clair…

En faisant des tests avec une section de chaque dans le magasin, ça semble prometteur. J’en prends donc quelques longueurs de 2 mètres. Une fois chez moi, je les couperai en deux pour avoir des sections d’un mètre.

Pour les fixer ensemble, je fais une série de trous : deux par zones de fixation. Pour que ce soit moins pénible à remonter sur place, j’accroche un tube de petit diamètre avec un tube de plus grand diamètre de façon stable avec une vis M6 et son écrou correspondant. J’aurai donc des sections de 1,5 mètre à transporter. Ce n’est plus aussi peu encombrant qu’au départ, mais ça reste possible dans ma voiture.

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Quelques sections d’1,5m

Évidemment, je n’arrive pas à percer toujours au même endroit et sur le même axe avec ma petite perceuse, donc je dois numéroter les segments pour les accrocher toujours dans le même ordre.

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Les sections numérotées

Je fais donc mes sections au fur et à mesure et, pour l’instant, ça fonctionne plutôt bien. À l’époque j’habitais dans un appartement et je faisais donc mes tests dans mon couloir, endroit le plus long de mon habitation, et avec la perche à l’horizontale. Et au 4e segment, la perche plie sous son poids et casse au niveau du premier segment, là où les zones les plus fines font une jonction.

Il me faut donc renforcer les premiers segments pour qu’ils supportent les derniers. Ma première option est de faire avec ce que j’ai sous la main, c’est-à-dire des sortes d’anneaux qui se vissent sur des vis M6. Ces anneaux me permettent de coincer des tiges filetées. Le but est de rigidifier les premiers segments qui portent beaucoup de poids.  Je n’ai pas fait le calcul de la force exercée sur ce segment, mais chaque petit gramme supplémentaire au bout de la canne s’exerce fortement sur la base, quand l’ensemble est à l’horizontale, donc je ne renforce que les premiers segments.

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Les anneaux dans les lesquelles je passe les tiges quand la longueur augmente.

Avec cette technique, je ne peux rigidifier qu’un côté de ma canne, le côté du ‘dessus’, donc je ne pourrais pas tourner ma canne quand je suis à l’horizontale. C’est avec cette première structure que je fais mes premiers tests grandeur nature. Le montage prend un peu de temps, et pas question de démonter la canne entre deux caches. Pour me simplifier la vie, j’ai mis des papillons sur les vis M6 que je veux pouvoir enlever ‘facilement’… ou à peu près.

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Le crochet terminal qui sera imprimé par l’imprimante 3D

Ici, on ne fait que des caches relativement basses, et même si la perche plie un peu, ça ne se passe pas trop mal. Sauf que nous prévoyons des caches beaucoup plus hautes pour notre prochaine escapade. Il faudrait pouvoir attendre les 8 mètres pour les prochaines. De plus, au cours de la série que nous venons de faire le système qui maintient la tige filetée s’avère peu efficace et à tendance à se décrocher. Je vais donc ajouter quelques segments et surtout améliorer ce système de tige filetée. 

Il me faut pouvoir rigidifier la canne sur tous ces axes et améliorer la cohésion entre le métal et le PVC. Pour cela j’imprime en 3D une sorte de bague à placer sur le PVC et qui vient emprisonner trois tiges filetées qui seront plaquées contre le tube. Cette bague est en deux parties et maintenue également par des vis M6 et des papillons.

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La bague qui permet de maintenir trois tiges contre le PVC

J’ai donc tous le long de ma perche 3 tiges de métal placées à 120° et positionnées en quinconce pour qu’il y ait toujours deux segments qui soutienne la perche. Évidemment, je ne mets ce système que sur les premiers segments, les derniers n’en ont pas besoin. Lors de mes tests, la différence de rigidité est bluffante ! C’est le jour et la nuit ! Je teste sur toute la longueur de mon couloir (environ 7 mètres) et je peux tout ranger, confiant.

Dans mon sac j’ai donc plusieurs longueurs de PVC de 1.5 mètre composées d’un grand segment de 1 mètre et d’un petit qui dépasse de 50 cm, de nombreuses tiges filetées dont quelques-unes en plus ‘si besoin’, une grosse poignée de vis M6, d’écrous et de papillons correspondants, et beaucoup de ‘bagues’ imprimées en 3D et une clé pour pouvoir maintenir le boulon lorsque je visserai les papillons.

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Le mieux que j’ai trouvé pour vous montrer le système…

C’est donc l’heure du second test grandeur nature sur une boucle d’une journée de ‘Biltema’. Sur le parking, alors que tout le monde s’équipe, je passe quelques minutes à monter les premiers éléments de ma ‘canne’. Évidemment, je perds déjà des écrous. Heureusement que j’ai pris ‘large’. Les premières caches ne sont pas très hautes et mon système fonctionne plutôt bien. Plus la boucle progresse, plus les caches sont hautes et plus j’ajoute d’éléments à ma canne et plus j’ajoute de tiges filetées et plus le poids augmente et moins c’est facile de maîtriser avec précision le bout de la canne.

Chaque fois que j’ajoute un élément, il me faut quelques minutes pour viser le nouvel élément de PVC, pour placer les tiges filetées et les bagues. Quand la canne commence à devenir longue, on finit par la porter à deux, car portée seule, ses extrémités oscillent beaucoup. Et, de temps en temps, en cours de route, un écrou se perd.

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Une des premières phases d’allongement

Finalement pour les plus grandes hauteurs la perche plie pas mal, surtout que comme elle n’est pas télescopique elle passe forcément par une phase à l’horizontale qui provoque une grosse flexion. Avec un système télescopique, il aurait été possible de ne pas avoir cette phase de flexion intense. Car si les tiges métalliques augmentent la solidité et empêchent que le PVC ne casse, cela apporte énormément de poids à la canne et donc de flexion . C’est un cercle vicieux ; en rigidifiant on augmente le poids, donc on doit rigidifie plus, donc on augmente le poids.

L’expérience n’est pas complètement nulle. Le système peut tenir la route pour quelques caches occasionnelles. L’avantage est que le prix est on ne peut plus bas. Le tout a dû coûter moins de 20 euros pour environ 9m de perche. Sauf que pour faire de grandes boucles comme nous en avons fait plus tard, le système n’est pas pratique : trop long à monter, trop lourd à manœuvrer, pénible à transporter d’une cache à l’autre, et clairement au niveau discrétion par rapport aux moldus, on est au niveau zéro !

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Je ne comprends pas pourquoi les moldus se retournent ? Peut-être à cause du panda ?

En en discutant avec d’autres géocacheurs bricoleurs nous sommes plusieurs à avoir rencontré le même écueil. Si vous avez trouvé le matériau ou la méthode idéale, n’hésitez pas à me contacter pour en faire profiter la communauté. C’est avec plaisir que je partagerai vos astuces !

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1 comment

Cachemier mars 5, 2020 - 9:34

This is really one of the stupiest things I have ever!! Wtf is this the added value here? One could as well burry the cache 2 meters deep so that one can dug it out😎 I think it is high time to return to the roots of geocaching rather then participating to such idiotic act!
Grtz
Cachemier

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