GSAK : Les bases

by Fabien
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Dans cet article, je vous propose de voir les fonctions de base de GSAK, de son installation à l’exportation de vos caches triées au format que vous souhaitez. GSAK, est un gestionnaire de bases de données spécialisé dans la gestion des géocaches. Et si le programme peut être intimidant à première vue tant il possède d’options, il est  finalement assez simple quand on regarde ses fonctions une à une. Il est surtout extrêmement puissant. Vous avez quelque chose en tête ? Il est probable que GSAK puisse le faire.

Dans cet article, nous n’aborderons que les bases à savoir l’installation, le paramétrage basique, l’importation des premières caches, quelques fonctions de tri et l’exportation des caches. Nous verrons des fonctions avancées et quelques macros très utiles dans de prochains articles afin de gagner encore en puissance. Si à la fin de l’article, vous n’êtes pas convaincu, mais vous souhaitez tout de même utiliser un gestionnaire de base de données, vous pouvez utiliser MyGeocachingManager alias MGM qui vous proposera moins de fonctions annexes, mais plus de simplicité.

 

Quelques mots d’introduction:

GSAK se veut le couteau suisse du Geocaching, d’où son nom de « Geocaching Swiss Army Knife ». Il est surtout un formidable gestionnaire de base de données qui pourra fonctionner hors ligne, si besoin, et vous permettra de faire quasiment tout ce qui est possible sur votre base de données de géocaches.

À cette base de données s’ajoute un autre outil absolument génial, à savoir la possibilité de créer des macros. Nous en reparlerons plus tard, mais pour faire court, ce sont des actions programmables, voire de véritables petits programmes dans le programme, qui tirent avantage de la base de données pour ajouter des fonctions supplémentaires. Ceci ouvre les possibilités du logiciel quasiment à l’infini.

À noter que le logiciel a été développé pour Windows. Bien sûr, les utilisateurs de Mac et Linux pourront utiliser Wine pour pouvoir tout de même le faire tourner sur leurs machines.

 

Quelques mots d’histoire:

Logiciel entièrement écrit par « Clyde », la première version publique du logiciel date du 29 novembre 2003. C’est donc un logiciel apparu très tôt sur la scène du géocaching, certainement à une époque où les possibilités de recherches sur le site de Groundspeak n’étaient pas ce qu’elles sont aujourd’hui, et bien évidemment bien avant l’apparition de Project-GC. Ceci explique certainement le look un peu « retro » du logiciel, dont les bibliothèques graphiques doivent dater de cette période.

Au cours des années, GSAK s’est amélioré de version en version jusqu’à l’ultime version 9.0. Pourquoi « ultime » ? Car après plus de 15 ans de développement, Clyde annonce qu’il arrête, avec cette dernière version, les mises à jour de GSAK. Auparavant Shareware payant, mais utilisable toutefois gratuitement (à condition d’avoir la patience d’attendre la fin du Nag Screen… ou de savoir comment le faire sauter 😉 ), GSAK devient complètement gratuit et est donné à la communauté. C’est donc aujourd’hui un petit groupe de passionnés qui fait vivre les forums du site et continue de développer des macros pour continuer à enrichir le programme.

 

I) L’installation et paramétrage de GSAK

1) Installons GSAK

Je vous invite à vous rendre sur la page de GSAK ou de cliquer simplement sur le lien du téléchargement.  À noter que GSAK fonctionne sous Windows de 7 à 10.

Lancez l’installation du logiciel en validant chaque étape. Lors de l’installation, le programme vous demandera si vous voulez associer les fichiers GPX/LOC à GSAK.  Si vous laissez cette case cochée, GSAK deviendra le logiciel par défaut pour l’ouverture de ces fichiers. À vous de voir selon la façon dont vous les utilisez.  Il sera toujours possible de modifier ceci plus tard.

Une fois l’installation terminée, vous pouvez lancer GSAK, soit en laissant la case ‘Exécuter GSAK’ cochée, soit en cliquant sur une des icônes installées.

 

2) Mettre GSAK en Français.

Normalement GSAK devrait être par défaut en français après l’installation. Si ce n’est pas le cas, allez dans le menu « Tools > Options » puis l’onglet « Advanced« , vous pouvez régler la langue et valider avec « OK ».

 

2) Se connecter à geocaching.com

La première action que nous allons faire est de lier GSAK à Geocaching.com. Ce n’est pas obligatoire,  mais si vous ne le faites pas, vous perdrez en simplicité pour ajouter de nouvelles caches, les mettre à jour, etc.

L’ajout d’un compte se fait via « Geocaching.com > Obtenir un autre droit d’accès ». Une nouvelle fenêtre va s’ouvrir pour entrer vos identifiants et autoriser l’accès de GSAK à l’API de Groundspeak via votre compte. Il suffira de valider la suite des étapes. Si vous avez un message d’erreur, passez-le simplement.

Bravo ! Vous voilà maintenant connecté !

 

3) Définir les coordonnées de son domicile

C’est optionnel, mais très pratique. Cela permettra à GSAK de classer et télécharger, par défaut, les caches en fonction de la proximité avec votre domicile. Nous verrons plus tard comment utiliser un autre point central.

Ça se passe dans le Menu « Outils > Options » et dans l’onglet « Endroits ». Vous devrez entrer, sans hashtag en début de ligne, une coordonnée comme dans les exemples, c’est à dire sous la forme :

Lieu, coordonné. Par exemple : Maison, 32.7123 101.2045

Mais vous pouvez utiliser d’autres formats de coordonnées. Et vous pouvez définir autant de points que vous voulez, notamment si vous allez souvent chez « Tata Josette » ou « Mamie Gateau » :p.

 

II) L’utilisation de GSAK

1) Installer ses premières caches

Il y a plusieurs façons de faire, voici celles qui me semblent les plus simples.

1.a) Utiliser l’API de Grounspeak

Allez tout simplement dans « Geocaching.com > Importer des caches ». Une nouvelle page va apparaitre pour vous proposer les options de recherches.

Comme vous pouvez le voir, les options sont très nombreuses. Vous pouvez importer des caches dans un rayon de X km, dans un rectangle déterminé par vos coordonnées, par codes GC, tout en choisissant les tailles, les types, le D/T.

J’aime beaucoup le fait de pouvoir voir la carte pour se rendre compte directement de ce que couvre la zone géographique. Attention toutefois, vous serez limité à 500 caches par requêtes contre 1000 en passant directement via Groundspeak. Par contre vous les aurez tout de suite, sans avoir à vous demander quel jour il est aux États-Unis quand vous faites votre Pocket Query à 8h du mat’ :p. Et vous pouvez relancer une deuxième importation dans la foulée.

Une fois que c’est fait, vous aurez le résumé de votre importation. Outre la liste de toutes les caches ajoutées, vous aurez le nombre de caches et de WPs importés, ainsi que le nombre de caches qui n’étaient pas encore dans votre base de données.

C’est vraiment simple n’est-ce pas ?

1.b) Utiliser un fichier .gpx

La seconde solution consiste à importer un fichier .gpx dans GSAK. Un fichier .gpx s’obtient facilement en passant par le site geocaching.com via une Pocket Query. Je ne vais pas vous refaire toutes les explications de la création d’une Pocket Query alias PQ, vous trouverez le mode d’emploi dans l’article sur les fonctions de tri. Vous pourrez la récupérer par mail ou directement sur le site.

Dans le fichier zip reçu, vous trouverez deux fichiers. Celui dont le nom est une série de chiffres du genre 123456.gpx contient les caches. L’autre qui porte le même nom suivi de -wpts du genre 123456-wpts.gpx contient les WPs. Même si certains n’utilisent pas le second, je vous encourage vivement à tout mettre dans GSAK sous peine de rendre certaines caches impraticables.

Vous pouvez utiliser la commande  » Fichier > Import de fichiers GPX/LOC/ZIP… » (Ctrl+O) ou tout simplement faire un glisser/déposer des fichiers n’importe où dans GSAK. Vous n’êtes pas obligé de dézipper les fichiers.

GSAK pour propose alors d’importer votre fichier, ce que vous ferez en cliquant sur ‘OK’.

 

2) Utiliser plusieurs bases de données

Peut-être aurez-vous besoin d’avoir plusieurs bases de données. C’est quelque chose de très pratique. Cela vous permet par exemple de créer une base de données spécifique pour votre prochain week-end ou vacances, pour les Labscaches, pour vos mysteries résolues ou à résoudre, etc. Bref, pour ne pas tout mélanger.

Par défaut, GSAK possède une unique base de données nommée « Default ». Pour en ajouter une nouvelle, il suffit d’aller dans « Base de données > Nouvelle base de données » ou Ctrl+N. Il n’y a plus qu’à lui donner un nom et « Créer ». En décochant les options par défaut, vous pourrez configurer des options d’affichage et de tri spécifiques à cette base. Mais nous n’en parlerons pas dans cet article sur les bases.

 

3) Fixer un point central

Il est important de savoir fixer un point central, car cela va vous permettre d’exporter des caches autour de ce point, mais également de pouvoir les organiser autour d’un point choisi. Par défaut, ce point central est votre domicile. Mais si vous allez géocacher ailleurs qu’autour de chez vous, il faudra évidemment choisir un autre point.

Il y a plusieurs solutions. La première consiste à utiliser le Menu « Point central ». Là vous pourrez choisir selon de nombreuses méthodes :

  • Si vous êtes sur place, le GPS branché au PC, vous pouvez directement récupérer les infos.
  • Vous pouvez utiliser votre liste de lieux enregistrés avec la rubrique « Endroits ».
  • Vous pouvez entrer le nom de la ville ou son code postal. La première fois, GSAK vous demandera l’autorisation de télécharger la base de données du pays.
  • Vous pouvez bien sûr entrer les coordonnées à la main si vous êtes masochiste.
  • Vous pouvez demander que le WP sélectionné (cache ou autre) devienne le point central.

La deuxième consiste à agir directement sur le WP via un clic droit et choisir « Définir en tant que point central ».

La troisième utilise les lieux précédemment enregistrés via le menu déroulant « Endroits ».

 

4) Filtrer les caches

Une grande partie de l’essence de GSAK réside dans ses fonctions de filtre. Nous allons voir ici le fonctions de filtrage. Tout se passe dans le Menu « Recherche > Filtre ». Le but du filtre est de ne faire apparaitre que certaines caches selon les critères choisis.

Il y a vraiment une foultitude (oui, j’aime bien ce mot) de possibilités pour trier vos caches. Vous remarquerez que vous avez 8 onglets et que chaque page est bien remplie. Une petite astuce pratique, si vous utilisez souvent le même type de filtre, sauvegardez et réutilisez rapidement votre filtre avec respectivement les boutons « Sauv. » en bas et « Choisir un filtre » en haut.

La première page vous proposera un filtre général. Parmi les éléments classiques vous trouverez bien sûr des filtres pour la difficulté, l’owner, la distance par rapport au point central, les caches premium, les PFs, le fait que vous l’ayez trouvé ou non et la disponibilité.

Mais vous pouvez aller plus loin avec une recherche de texte en clair ou via des regex. Nous ne verrons pas les regex dans cet article, mais ce sont des « expressions régulières » permettant la recherche très puissante de chaines de caractères selon une syntaxe bien précise… Bref, ce sera pour l’article sur les fonctions avancées de GSAK. Idem, je ne parlerais pas ici des « champs perso », mais cela peut être très pratique.

L’onglet « Autres » est intéressant, car vous pouvez ici choisir les types de caches que vous incluez/excluez, les tailles que vous souhaitez, mais aussi la notion de pays/région/département et même d’azimut. Vous pouvez donc n’afficher que les caches  qui ne sont pas au sud de votre point central et à condition qu’elles ne soient pas dans tel pays.

 

Je vais passer rapidement sur les autres onglets. Vous en trouverez un consacré aux dates : trouvaille, pose, mise à jour, etc.. Il y en a un dédié aux logs, si par exemple vous ne voulez pas de caches avec des Need Archive, ou au contraire si par exemple vous êtes owner et que vous voulez filtrer vos caches avec des DNF, etc. Je terminerai avec un onglet intéressant qui permet de filtrer par attribut. Si vous cherchez une cache qui peut se faire dans la neige, qui ne nécessite pas de lampe UV, qui possède une vue panoramique, etc., etc. c’est-à-dire tous les attributs présents sur les pages de Grounspeak. Le reste nous le verrons dans les fonctions avancées.

 

5) Exporter les caches vers un GPS ou dans un fichier .gpx

Une fois que vous avez choisi avec amour les caches que vous vouliez faire… ou que vous prenez tout en vrac, il est temps d’exporter le fichier pour pouvoir vous en servir dans votre appareil préféré. Que vous choisissiez d’en faire un fichier .gpx ou que vous l’envoyez directement dans votre GPS, les manipulations se ressemblent, car finalement l’envoyer au GPS n’est jamais qu’un fichier .gpx directement envoyé. Il y aura seulement quelques petites différences dans l’interface.

 

Pour transférer les caches au GPS, il faudra commencer par vérifier, la première fois, que celui-ci est bien reconnu par GSAK en allant dans le Menu GPS > Configuration. Ici rien de compliqué, si le modèle n’est pas le bon, choisissez votre référence.

 

  • Si vous voulez exporter dans votre GPS allez dans le Menu « GPS > Envoyez les waypoints ».
  • Si vous voulez un fichier .gpx allez dans le Menu « Fichier > Exportation > GPX / LOC » ou cliquez sur la petite icône « Géocaching » dans la barre d’outils.

 

 

Vous remarquerez que pouvez exporter vos caches dans de très nombreux formats, ce qui peut être utile pour certains appareils particuliers comme certains GPS de voiture ou des GPS « exotiques ».

Une nouvelle fenêtre va vous proposer l’export des caches. Vous pouvez utiliser les réglages par défaut ou choisir ce que vous voulez en décochant la case « Défauts ». Attention, les « petits » GPS ont des tailles limitées en mémoire et le fait de charger un trop grand nombre de cache va l’empêcher de démarrer. Donc si vous n’avez pas assez filtré, il vous faudra choisir un nombre maximum de waypoints à envoyer (caches + divers waypoints). Vous pouvez d’ailleurs aussi enlever les WPs, mais cela va vous compliquer la vie pour trouver certaines caches.

C’est aussi là que vous aller pouvoir choisir comment nommer la cache, quoi mettre comme premier log, etc. Bref, des choses que nous verrons dans les fonctions avancées.

Une fois que vous avez tout ce que vous voulez, vous pouvez cliquer sur « Générer » ou « Envoyer » pour récupérer vos caches.

 

Et plus encore !

Il y a tant de fonctions et possibilités que nous n’avons pas abordées dans cet article ! Je vous donne rendez-vous prochainement sur un article abordant les fonctions avancées. Nous y verrons, en autre, comment loguer une cache, voire même loguer massivement les caches d’un power trail, comment en modifier les coordonnées, comment rechercher des caches par nom avec des regex, comment afficher des cartes avec toutes les caches, comment modifier l’interface de GSAK, comment ajouter des informations utiles sur les caches dans votre GPS, et beaucoup d’autres fonctions.

Nous verrons également dans un prochain article quelques macros absolument indispensables pour booster les capacités du logiciel !

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4 comments

Philippe (pmaupin) février 1, 2021 - 8:43

Merci beaucoup, Fabien, c’est génial.

Reply
Fleuretcie février 18, 2021 - 12:40

J’ai découvert ce blog il y a quelques temps et je continue à en lire le contenu de temps en temps. Je passe toujours un bon moment. Aujourd’hui, je me suis attaquée à GSAK, après avoir installé un émulateur Windows. Ben ça promet de bons moments encore!!!
Merci pour cet article didactique très agréable.

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Fabien mars 8, 2021 - 5:31

Merci pour le gentil commentaire !

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H2o-hony mai 29, 2021 - 6:59

Génial ces pages de vulgarisation de GSAK. Clair, précis, je me réjouis de lire ce qui va encore être publié sur GSAK
Merci

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